Un jeu vidéo qui aide les ados à sortir de la dépression

Publié le 27/04/2012

Jane McGonigal n’est pas la seule créatrice de jeux video qui aide les individus à venir à se battre contre des problèmes de santé physique ou mentale. (Elle en a fait plusieurs suite à un accident).

Le jeu Sparx est un « serious game » en 3D dans lequel le « joueur » peut créer un avatar à son image et progresser dans un univers fantastique où chacun des niveaux (sept au total) l'amène à réfléchir sur son mal-être... jusqu'à la guérison ! Votre mission : tuer un maximum de « Gloomyy », ces petits moustiques représentant des pensées négatives (« je suis nul », « tout le monde me déteste »,...). Parallèlement, le joueur découvre les symptômes de la maladie et reçoit des conseils pour lutter contre ce mal, notamment grâce à des exercices de relaxation. Dans un second temps, des questions à choix multiples poussent l'adolescent à apprendre à contrôler ses émotions et à comprendre qu'il a besoin d'une aide extérieure.

C'est une équipe de chercheurs de l'université d'Auckland, en Nouvelle-Zélande, qui a développé ce jeu vidéo « thérapeutique » d'un nouveau genre. Au-delà du manque de traitements adaptés, c'est la difficulté à admettre la dépression qui a convaincu l'équipe de chercheurs de travailler sur ce projet.

Résultats ? Environ 44% des jeunes se sont complètement remis de la dépression, contre 26% de ceux qui suivent un traitement plus classique.

McGonigal a créé un jeu (« SuperBetter») après son accident pour s’aider elle-même à combattre une commotion cérébrale mais désormais ce jeu est également utilisé par des personnes qui souffrent d’asthme, de diabète, de cancer, d’anxiété etc… Selon elle, la peine est inévitable mais « la souffrance est optionnelle. »

Les jeux vidéo pourraient donc nous soigner, nous aider à souffrir moins et à donner le meilleur de nous-mêmes.